P1010495

(English below)

Thomas Bonvalet est un musicien autodidacte multi-instrumentiste. Bassiste puis guitariste au sein du groupe Cheval de frise (1998-2004), il se détourne peu à peu de ce dernier instrument en intégrant la podorythmie, diverses percussions et éléments mécaniques, instruments à vent, objets détournés ainsi qu’un dispositif d’amplification. Ce sont les nécessités de son projet solo ‘L’ocelle mare’, initié en 2005, qui guident l’élaboration de cet instrumentarium. 

La sortie du disque ‘Serpentement’, en 2012, avait marqué la fin d’un cycle : quatre états, disques-paliers, s’étaient succédé avec régularité, procédant à l’élaboration de ce dispositif de jeu singulier, impliquant tout le corps dans une simultanéité faite d’associations de gestes et d’outils sonores, une société de timbres et de tremblements.

Cet organisme, tout en restant mouvant et adaptable, avait trouvé une forme d’équilibre naturellement ouverte aux collaborations, l’amenant ainsi à œuvrer dans le champ de l’improvisation, de la folk, de la chanson, du rock ou de la musique contemporaine.

Ces dernières années, Thomas Bonvalet a notamment collaboré avec Powerdove, Arlt, Radikal Satan, Jean luc Guionnet, Arnaud Rivière, Will Guthrie, Gaspar Claus, Daunik Lazro, Fred Jouanlong et Sylvain Lemêtre.

Sans y renoncer pour autant, il a naturellement pris certaines distances avec son travail en solo, le laissant croître dans une temporalité plus lente et élastique, permettant à d’anciennes formes de se métamorphoser graduellement. De nouvelles compositions ont ainsi progressivement trouvé leur ligne. On pourrait presque dire qu’elles se sont « auto-déterminées ».

‘Temps en terre’ est le cinquième disque de L’ocelle mare, et le premier à avoir été enregistré en studio. Les précédents avaient privilégiés des acoustiques fortes et très marquées : l’espace très réverbérant d’un temple protestant pour ‘Serpentement’, les prises de son faites en forêt, sur des étangs et dans des cabanes pour ‘Engourdissement’, des appartements et des espaces urbains pour ‘Porte d’octobre’, des grottes et des églises pour le premier disque sans titre. Les morceaux de ‘Temps en terre’, eux, sont éclairés d’une lumière plus crue, présentés sous une forme plus brute et proche de la performance en direct. Tous les éléments sont joués et mixés simultanément et en temps réel.

L’instrumentarium y est composite, rustique et paradoxalement sophistiqué : piano, banjo basse six cordes, métronome mécanique, diapasons, claves, frappements de pieds et de mains, mini-amplificateurs, amplificateurs, subwoofer, micros, petite table de mixage, cloches, fragments d’orgue à bouche, concertina, componiums, « stringin it », audio ducker, peau de tambour, moteurs à ressorts…

 
Thomas Bonvalet is a self-taught multi-instrumentalist. Having commenced his vocation as a bassist he cemented it as a guitarist at the heart of the band Cheval de Frise (1998-2004). Progressively straying from the guitar, he began to integrate foot tapping and various wind and percussive instruments into his performance, incorporating mechanical elements and stray amped-up objects into the soundscape. This formed the guiding principle of his solo project, L’ocelle mare, initiated in 2005, and continues to form the core of his instrumentation.

The release of Serpentement in 2012 marked the end of a cycle of four progressive stages, homogeneous but distinct from one another, released with successive regularity, proceeding with the elaboration of his singular set up, implicating the human body into a simultaneity of associated gestures and sonic tools and forming a commonality of timbres and tremors. 
This structure remained fluid and adaptable, finding a balance which lent itself quite naturally to collaborations, entering into the fields of improvisation, folk, rock and contemporary music.

In recent years Bonvalet has collaborated, most notably, with Powerdove, Arlt, Radikal Satan, Jean Luc Guionnet, Arnaud Rivière, Will Guthrie, Gaspar Claus, Daunik Lazro, Fred Jouanlong and Sylvain Lemètre.

Without renouncing his solo work, his interruption from it has allowed a slower and more elastic evolution , permitting ancient shapes to gradually metamorphose. In this way new compositions successively articulated themselves in an almost self-determining manner.

Temps En Terre is the fifth album release from L’ocelle Mare, and the first to have been recorded in a studio. The preceding releases were characterised by a marked acoustic: the echoey reverberations inherent to Serpentement were thanks to the protestant temple it was recorded in; Engourdissement was entirely recorded in forest expanses, upon ponds and enclosed within remote wood cabins; Porte d’Octobre was recorded entirely in urban spaces; and his first, unnamed album was entirely recorded in caves and churches. The pieces forming Temps en Terre however, are recorded under a harsher gaze, presented in far cruder light, comparable to that of a live recording. 

The instrumentation is composite, rustic, yet paradoxically sophisticated: piano, 6 string bass banjo, mechanical metronome, tuning forks, claves, hand and foot clapping and tapping, mini amps, amps, subwoofer, microphones, small mix desk, bells, mouth organ fragments, concertina, componiums, « stringin it », audio ducker, drum skins, clockwork motors… 

Publicités